Tous les consommateurs, français ou non ! Cela signifie qu’il peut y avoir une solidarité forcée ou pas entre les pays et entre les territoires français. Un autre éditorial sera nécessaire pour traiter de cette possible solidarité. Cela concerne en priorité tous les consommateurs français salariés ou chefs d’entreprise ainsi que les inactifs au chômage ou à la retraite mais pas les entreprises qui ont toujours la possibilité de répercuter sur les consommateurs les hausses d’impôt. La hausse de ces impôts entrainera mécaniquement une augmentation du déficit public et de la dette puisque la consommation va diminuer entrainant par exemple une baisse de la TVA prélevée par l’État. Dit d’une autre façon, la baisse de l’endettement entraîne l’endettement sauf à considérer que l’effet de remboursement est plus fort que l’effet lié à la baisse de la consommation. On notera que la fraude fiscale détectée représente entre 80 et 100 milliards d’euros par an en 2025 selon l’observatoire de la justice fiscale. Cela veut dire qu’une partie des français, souvent ceux qui ont les plus hauts revenus, partent à l’étranger pour ne pas supporter la charge fiscale de leur pays. D’autres questions peuvent se poser qui dépassent le cadre cet éditorial et notamment celui de l’intérêt d’une taxe Zucman. Elle reste associée à deux questions plus importantes : faut-il absolument réduire la dette ? Cette question rejoint d’ailleurs la première qui consiste à se demander pourquoi la France et pas le Japon ou les USA ? Mais surtout comment la réduire sachant que la création d’un impôt est l’une des solutions alors que l’autre solution est de réduire les dépenses à commencer par les intérêts de la dette ? Il faudra aussi certainement revenir sur la structure du budget de l’État pour connaître les recettes et les dépenses qui le composent.